Le verdict en trois phrases
Une société de production qui dépasse 30 tournages par an et 200 intermittents atteint la limite des tableurs : erreurs de DPAE, budgets prévu/réalisé faux et dossiers de crédit d'impôt audiovisuel reconstitués à la main. Les outils du marché (30 à 120 EUR par utilisateur et par mois) couvrent bien le dépouillement et le plan de travail, mais rarement la paie des intermittents et la logique de devis propre à chaque maison. Un logiciel sur mesure à 45 000-90 000 EUR HT, branché sur vos outils existants, se rentabilise en général en 18 à 30 mois.
Ce que le logiciel doit couvrir, du devis au solde de tournage
La directrice de production ne cherche pas un énième planning. Elle veut une chaîne continue : le devis CNC ou diffuseur devient un budget, le budget devient un plan de travail, le plan de travail génère les contrats et les DPAE, puis chaque facture fournisseur vient s'imputer sur la bonne ligne.
| Module | Fonction clé | Gain estimé (ordre de grandeur 2026) |
|---|---|---|
| Devis et budget | Modèles CNC, diffuseur, publicité, versions successives | 1 à 2 jours économisés par devis |
| Dépouillement et plan de travail | Import du scénario, décors, rôles, journées | 30 à 40 % de temps de préparation en moins |
| Contrats intermittents | Génération automatique, signature électronique, grilles conventionnelles | 15 à 25 min gagnées par contrat |
| DPAE et déclarations | Envoi URSSAF, suivi Audiens et congés spectacles | Quasi zéro oubli de déclaration |
| Suivi prévu/réalisé | Imputation des factures, alertes de dépassement | Écart budgétaire détecté en J+2 au lieu de fin de tournage |
| Crédit d'impôt | Ventilation des dépenses éligibles, export pour l'expert | Dossier prêt en 2 jours au lieu de 2 semaines |
| Portail équipe | Feuilles de service, convocations, documents par mobile | Moins d'appels et de messages perdus |
Avec 300 intermittents et 40 tournages, la société signe facilement 1 200 à 1 500 contrats par an. À 20 minutes gagnées par contrat, cela représente 400 à 500 heures de travail administratif récupérées chaque année, soit un quart de poste.
Outils du marché ou sur mesure : la comparaison chiffrée
| Option | Coût initial | Coût annuel (15 utilisateurs) | Points forts | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Tableurs et modèles Word | 0 EUR | 0 EUR | Souplesse | Erreurs, aucune traçabilité |
| Logiciel de planning seul | 0 à 3 000 EUR | 5 400 à 10 800 EUR | Plan de travail solide | Pas de paie, pas de budget |
| Suite de paie intermittents | 2 000 à 6 000 EUR | 8 000 à 20 000 EUR | Conformité sociale | Planning et devis séparés |
| Combinaison de 3 outils SaaS | 5 000 à 10 000 EUR | 15 000 à 21 600 EUR | Rapide à démarrer | Ressaisies entre outils |
| Sur mesure socle (devis, planning, contrats) | 45 000 à 60 000 EUR HT | 6 000 à 9 000 EUR maintenance | Workflow maison | Délai de 4 mois |
| Sur mesure complet (+ crédit d'impôt, portail) | 70 000 à 90 000 EUR HT | 9 000 à 14 000 EUR maintenance | Chaîne de bout en bout | Délai de 5 mois |
Le bon choix dépend du volume. Sous 15 tournages par an, la combinaison d'outils SaaS reste raisonnable. Au-delà de 30, les ressaisies et les erreurs de contrats coûtent plus cher que la maintenance d'un outil dédié.
Planning de projet et points de vigilance
Un projet de ce type se mène en 4 à 5 mois : 3 semaines de cadrage avec la direction de production et l'administratrice, 10 à 14 semaines de développement par lots, puis 3 semaines de recette sur un tournage réel. Trois sujets doivent être tranchés tôt : la conformité des contrats à la convention collective de la production audiovisuelle, l'hébergement des données personnelles des intermittents en France ou en UE (RGPD), et la reprise de l'historique budgétaire sur 2 ou 3 ans pour comparer les devis.
Mini cas pratique
Claire, directrice de production d'une société parisienne de documentaires et de fictions, gère 40 tournages et 1 300 contrats par an avec deux chargées de production. Avant le projet, chaque contrat demandait 25 minutes, soit 540 heures par an, et le dossier de crédit d'impôt mobilisait 10 jours par film. Après la mise en place d'un logiciel à 72 000 EUR HT, le contrat tombe à 5 minutes (430 heures gagnées) et le dossier de crédit d'impôt à 2 jours (environ 80 jours gagnés sur 10 films éligibles). À 45 EUR de coût horaire chargé, le gain dépasse 19 000 EUR pour les contrats et 28 000 EUR pour le crédit d'impôt, soit près de 47 000 EUR par an : retour sur investissement en environ 19 mois, maintenance incluse.
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FAQ
Combien coûte un logiciel de gestion de production audiovisuelle sur mesure à Paris en 2026 ?
Comptez 45 000 à 60 000 EUR HT pour un socle devis, planning et contrats, et 70 000 à 90 000 EUR HT pour une version complète avec suivi du crédit d'impôt et portail équipe. La maintenance représente 12 à 15 % du prix initial par an.
Le logiciel peut-il générer les DPAE des intermittents ?
Oui, la DPAE peut être transmise automatiquement à l'URSSAF dès la validation du contrat. Sur 1 300 contrats par an, c'est la principale source d'oubli supprimée.
Faut-il abandonner nos outils actuels de planning ?
Pas forcément. Un connecteur vers votre outil de dépouillement coûte en général 5 000 à 12 000 EUR HT et permet de garder ce qui fonctionne.
Quel délai prévoir avant le premier tournage géré dans l'outil ?
Le premier lot (devis et contrats) peut être en production au bout de 10 à 12 semaines. La version complète arrive en 4 à 5 mois.
Les données des intermittents sont-elles sécurisées ?
L'hébergement se fait en France ou en UE, avec droits d'accès par rôle et journalisation. Les pièces sensibles (RIB, numéros de sécurité sociale) sont chiffrées.
Parlons de votre projet. Envoyez-nous votre volume de tournages, vos outils actuels et vos priorités (contrats, budget, crédit d'impôt) : nous chiffrons un périmètre entre 45 000 et 90 000 EUR HT avec un planning de 4 à 5 mois. Devis détaillé sous 48 h. WhatsApp +221 77 596 93 33.
Mohamed Bah
Fondateur, Kolonell
Passionné par le digital et l'entrepreneuriat en Afrique, Mohamed accompagne les entreprises sénégalaises dans leur transformation digitale depuis 2020. Fondateur de Kolonell, il croit que chaque PME mérite une présence en ligne professionnelle et accessible.