Le verdict en trois phrases
Un forfait correctif seul (300 à 800 € HT par mois) suffit pour une application stable, peu utilisée et sans évolution prévue. Dès que l'outil porte du chiffre d'affaires ou évolue chaque trimestre, une TMA avec banque d'heures (1 500 à 4 000 € HT par mois pour 15 à 40 h) coûte moins cher que des interventions au coup par coup. La TMA avec SLA (3 000 à 8 000 € HT par mois) se justifie quand une heure d'arrêt vous coûte plus que l'abonnement mensuel.
Les trois niveaux de contrat
La tierce maintenance applicative (TMA) regroupe la correction des anomalies, la maintenance technique (mises à jour de dépendances, sécurité, hébergement) et les évolutions. La règle courante en 2026 : prévoir 15 à 20 % du coût de développement par an. Une application à 80 000 € HT appelle donc un budget de 12 000 à 16 000 € HT annuels.
| Formule | Tarif mensuel 2026 (HT) | Contenu | Délai de prise en charge | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Correctif seul | 300 à 800 € | Anomalies bloquantes, mises à jour de sécurité | 1 à 2 jours ouvrés | Outil interne stable, moins de 50 utilisateurs |
| TMA banque d'heures (15 h) | 1 500 à 2 000 € | Correctif + 15 h d'évolutions ou de support | 8 h ouvrées | PME, 1 évolution par mois |
| TMA banque d'heures (40 h) | 3 000 à 4 000 € | Correctif + 40 h, revue mensuelle | 4 à 8 h ouvrées | Application qui évolue chaque trimestre |
| TMA avec SLA | 3 000 à 8 000 € | Prise en charge en 4 h, astreinte, supervision | 4 h, astreinte soir et week-end | Application critique, clients externes |
| Intervention à la demande | 600 à 850 € par jour | Ponctuel, sans engagement | Selon disponibilité, souvent 1 à 3 semaines | Usage très rare |
À Rennes, le taux journalier d'un développeur confirmé en ESN ou en agence se situe entre 550 et 750 € HT. Une banque d'heures ramène souvent le coût horaire effectif à 90 à 110 € HT, contre 100 à 120 € en intervention ponctuelle facturée à la demi-journée minimum.
Ce qu'un bon contrat doit préciser
Le tarif compte moins que les clauses. Un contrat de TMA mal rédigé vous rend dépendant du prestataire et rend le changement coûteux.
| Clause | Ce qu'il faut exiger | Piège fréquent |
|---|---|---|
| Niveaux de criticité | Bloquant, majeur, mineur, avec définitions écrites | Tout classé « mineur » par défaut |
| SLA | Délai de prise en charge et délai de rétablissement distincts | Seul le délai de prise en charge est garanti |
| Pénalités | 5 à 10 % du forfait mensuel par manquement, plafonnées | Aucune pénalité |
| Report des heures | Heures non consommées reportables 1 à 3 mois | Heures perdues chaque mois |
| Propriété du code | Cession des droits au client, dépôt sur votre dépôt Git | Code hébergé chez le prestataire seul |
| Réversibilité | Documentation, accès, 5 à 10 jours d'accompagnement en fin de contrat | Réversibilité facturée au prix fort |
| Durée et résiliation | 12 mois, préavis de 3 mois | Tacite reconduction de 36 mois |
La réversibilité est la clause qui protège le plus : en fin de contrat, le prestataire remet le code à jour, la documentation d'exploitation, les accès et assure un transfert de compétences vers le repreneur. Sans elle, changer de prestataire coûte souvent 10 à 20 jours d'audit et de remise à niveau.
Mini cas pratique
Sophie, dirigeante d'une PME rennaise de logistique agroalimentaire (120 salariés), a fait développer une application de gestion des tournées à 90 000 € HT. Première année en interventions à la demande : 7 200 € de correctif plus 22 jours d'évolutions à 650 €, soit 14 300 €, pour un total de 21 500 € HT, avec 2 à 3 semaines d'attente à chaque demande. Elle passe à une TMA banque d'heures de 20 h à 2 000 € HT par mois, soit 24 000 € HT par an : pour 2 500 € de plus, les demandes sont traitées en 8 h ouvrées et une revue mensuelle anticipe les évolutions. Une seule demi-journée de tournées bloquées lui coûtait environ 4 000 € de livraisons décalées.
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FAQ
Quelle différence entre TMA et maintenance corrective ?
La maintenance corrective répare ce qui ne fonctionne plus. La TMA ajoute la maintenance technique et les évolutions, avec un engagement de délai ; elle représente 15 à 20 % du coût de développement par an.
Le prestataire qui a développé l'application doit-il assurer la TMA ?
C'est souvent plus efficace la première année, car il connaît le code. Exigez tout de même la clause de réversibilité et un dépôt Git à votre nom pour garder la liberté de changer.
Que se passe-t-il si les heures ne sont pas consommées ?
Négociez un report de 1 à 3 mois. Au-delà, une revue trimestrielle permet d'ajuster le volume, par exemple de 20 h à 15 h par mois.
Un SLA de 4 h est-il nécessaire pour une PME ?
Seulement si une panne arrête l'activité ou touche vos clients. Calculez le coût d'une heure d'arrêt : s'il dépasse 500 à 1 000 €, un SLA de 4 h à 3 000 € par mois devient rationnel.
Kolonell propose-t-il des contrats de TMA ?
Oui, pour les applications que nous développons et pour la reprise d'applications existantes, après un audit de 3 à 5 jours. Nos contrats incluent la réversibilité et la propriété du code au client.
Parlons de votre projet. Envoyez-nous la description de votre application, son nombre d'utilisateurs et le coût d'une heure d'arrêt : nous vous proposons la formule de TMA adaptée, avec SLA et clauses de réversibilité. Devis détaillé sous 48 h. WhatsApp +221 77 596 93 33.
Mohamed Bah
Fondateur, Kolonell
Passionné par le digital et l'entrepreneuriat en Afrique, Mohamed accompagne les entreprises sénégalaises dans leur transformation digitale depuis 2020. Fondateur de Kolonell, il croit que chaque PME mérite une présence en ligne professionnelle et accessible.

